19 : LA MORT     


Ces pages sont consacrées aux discours autogènes, rumeurs, idéologies, ensembles d'informations que l'on tend à répéter le plus possible, à prendre en compte le plus possible, poussé(e) à cela non par la valeur de ce discours, mais par une illusion qui se transmet en même temps que lui.  Retour au menu
 

 

Discours catholique avant 1965

Discours catholique après 1965

Discours protestant

Discours islamique

Un discours réincarnationniste

C'est autour du thème de la mort que se constitue pour l'essentiel le noyau autogène des religions. Cela ne signifie pas, bien entendu, qu'il faille les réduire à cet aspect. Des sondages indiquent régulièrement qu'environ un quart des personnes qui s'affirment catholiques ne croient pas à la vie éternelle, ou croient à la réincarnation. Ce n'est sûrement pas particulier aux Catholiques. D'aucuns s'en étonnent, ou s'en indignent, ou s'en moquent. Mais, plus positivement, on peut y voir le signe que ces personnes savent distinguer entre le côté autogène (ou peu importe comment on l'appelle) et ce qu'elles considèrent comme les valeurs les plus essentielles (qui ne sont pas notre sujet mais qu'on ne peut totalement oublier).

Le sort de notre âme, ou de notre esprit, après notre mort physique, est un support particulièrement puissant de discours autogène. Car on ne peut totalement se désintéresser de son sort personnel. Et sur cette question on peut imaginer des réponses à l'infini, y compris l'infini de la durée, mais beaucoup moins prouver... dans un sens ou un autre, d'ailleurs.

Toutefois, ce qui compte est moins ce qui va nous arriver que ce que nous pouvons faire ou ne pas faire, penser ou ne pas penser "ici-bas" pour que cela se passe le mieux ou le moins mal possible.

Rappelons d'abord les quatre hypothèses qui se partagent les croyances ou les spéculations des hommes sur le sujet.

  1. Le néant. Il a pour lui de s'accorder avec une conception très répandue, le matérialisme : l'Univers, tout ce qui existe, serait fondamentalement matière, la vie un infime et accidentel sous-produit de la matière, et l'esprit un infime et accidentel sous-produit de la vie. Beaucoup de gens le considèrent comme une certitude. Il n'en est pas moins invérifiable, parce que le matérialisme est invérifiable (voir Tchouang-Tseu, qui disait avoir rêvé être un papillon, et ne "savait plus" s'il n'était pas plutôt un papillon rêvant être Tchouang-Tseu). Y a-t-il de quoi enflammer l'imagination ? Pas vraiment. Finir dans le néant n'est pas très excitant. Le néant n'est autogène qu'indirectement, dans la mesure où il permet aux personnes qui s'y référent et l'acceptent de se sentir supérieures aux autres, aux "esprits faibles" qui ne le supportent pas. Ce n'est pas rien. 
  2. Le jugement dernier, paradis ou enfer. Il s'appuie essentiellement sur la conception exactement opposée au matérialisme, et tout aussi gratuite : l'univers entier, tout ce qui existe, ne serait qu'un sous-produit d'un Esprit d'ordre supérieur. Le jugement dernier est le support le plus puissant des discours autogènes. D'une part il ne peut être prouvé puisqu'il suppose un événement futur unique, et donc il s'appuie avant tout sur l'argument d'autorité (une autorité elle-même appuyée sur des prodiges allégués). Certains considérent comme un aperçu et donc une ébauche de vérification les phénomènes d'extase mystique , considérés comme un avant-goût du paradis : une personne éprouve un bonheur intense, indescriptible, qu'absolument rien n'explique dans sa situation matérielle, physiologique, etc. D'autre part c'est lui qui frappe le plus vivement et le plus facilement les imaginations. C'est lui aussi qu'on peut le plus facilement relier à la vie présente, puisque c'est bien elle qui sera jugée. C'est donc la plus importante source de discours autogènes puissants.
  3. La réincarnation. L'esprit recommence une nouvelle vie dans un autre corps. Cette hypothèse est un peu moins gratuite que les précédentes. Il y a sinon des preuves du moins des indices un peu plus consistants. Des gens se souviennent, spontanément ou grâce à diverses techniques, de leurs vies antérieures. Et parfois on peut effectuer des recoupements. Mais il est facile de le mettre en relation avec la vie actuelle, d'une manière éventuellement simpliste, et donc il se prête aux discours autogènes. 
  4. La "désincarnation". Nous appelons ainsi un état, après la mort physique, dans lequel l'âme continue à "vivre", c'est-à-dire à penser et éprouver des émotions, hors de tout support physique objectivable, provisoirement ou définitivement. Et elle se trouve dans des conditions qui lui permettent parfois d'entrer en contact avec les vivants, de les influencer ou d'être influencée par eux, à l'initiative de l'un ou l'autre côté. C'est l'idée majeure des spirites, qui recherchent un enseignement à travers ces contacts. C'est aussi celle de nombre d'animistes, qui cherchent au contraire à éviter les influences mauvaises des défunts par divers rites. Là encore, nous pouvons déboucher sur une causalité simpliste, et donc sur une autre forme possible de discours autogène, à base de peur irrationnelle. 

Ces quatre hypothèses peuvent fort bien coexister dans une même doctrine. Les spirites admettent aussi bien la réincarnation que la désincarnation. Certains Bouddhismes enseignent qu'après la série quasi-infinie des réincarnations on peut gagner le Nirvana, défini tantôt comme un néant, tantôt comme un paradis. Le Bouddhisme tantrique admet une phase de désincarnation, les vivants pouvant aider le défunt avant sa réincarnation (c'est tout le sujet du Bardo Thödol, le livre des morts tibétain). Et même le Catholicisme admet la désincarnation, d'une part pour les "âmes du purgatoires", que les vivants sont supposés pouvoir aider de leurs prières, d'autre part pour une catégorie bien particulière de défunts, les saints, qui peuvent encore se mêler des affaires des vivants (une des conditions indispensables pour être canonisé est d'avoir accompli des miracles après sa mort).
 
 

Pas de mort 

Signalons enfin une conception très particulière, marginale, la possibilité pour certains de ne pas mourir du tout. Elle est tellement contraire à l'expérience la plus commune qu'on ne peut la qualifier, par euphémisme, que d'improbable. C'est celle d'un certain nombre de sectes millénaristes (qui croient souvent par ailleurs au néant après la mort physique). Leurs adeptes se persuadent que s'ils restent fidèles contre vents et marées à leurs doctrine dans ses multiples aspects, s'ils survivent jusqu'à l'ultime bataille d'Harmaguédon, ils ne mourront plus du tout.
 
 

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DISCOURS CATHOLIQUE SUR LA MORT AVANT 1965

 

Avant cette date, le principe était, en schématisant : si on meurt en règle avec l'Église, on va au Paradis (via éventuellement le Purgatoire) ; si on ne meurt pas en règle avec l'Église, on va en Enfer...

Dans la mesure où pour se mettre en règle avec l'Église il faut bien souvent payer, c'était intéressé, certains disent crapuleux. Là encore, le réduire à cela serait abusif. Ce principe imposait aussi de très lourdes contraintes aux prêtres, qui devaient notamment se tenir vingt-quatre heures sur vingt-quatre à la disposition de leurs ouailles pour tout sacrement indispensable. Il y avait pour cela des sonnettes "en cas d'urgence" à l'entrée des presbytères.

Il n'est par contre pas besoin de souligner le côté autogène d'une telle conception, très proche des lettres-chaînes, puisque pour être en règle avec l'Église il faut aussi étendre la religion si on est en situation de le faire, ou au moins la maintenir. Au Moyen-âge, quiconque s'engageait dans une quelconque croisade, une guerre destinée à défendre le pouvoir de l'Église se voyait remettre un billet d'entrée au Paradis. On pouvait également s'en procurer moyennant finances. Ce système s'est, peu à peu, discrédité par ses excès, même après que les plus criants (les fameuses indulgences en particulier) aient été abolis par le Concile de Trente (seizième siècle).
 
 

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DISCOURS PROTESTANT SUR LA MORT 

 

C'est le discours catholique sur la mort qui a principalement poussé Luther à s'en désolidariser radicalement, après avoir vainement tenté de réformer l'Église de l'intérieur.

Mais il ne suffit pas de proclamer : "Le Pape ment sur la mort ! Les indulgences sont une escroquerie !" Il faut encore proposer une vérité crédible, prête à l'emploi, à la place de celle qu'on rejette. Et vite. Pas question de glisser : "Nous allons convoquer une commission de sages qui va, en pesant soigneusement tous les aspects, étudier la réponse la plus adéquate qu'il convient de donner à cette grave question..." On ne mène pas une révolution ainsi, et c'est bien d'une révolution qu'il s'agissait, d'un renversement complet. C'est souvent la précipitation, imposée par les circonstances ou par une nécessité ou pulsion intérieure, qui génère les discours autogènes.

On sait qu'en l'occurrence la réponse a été : "Dieu donne la Grâce à qui Il veut, Il amène qui Il veut à la vraie religion", la "vraie religion" étant bien sûr celle qui venait de naître. On en oubliait une donnée pourtant nettement affirmée par cet Évangile auquel on prétendait revenir : le salut par les bonnes oeuvres, par la pratique de la charité et de la justice.

Luther connaissait et estimait assez son précurseur Jan Huss, brûlé à Prague un siècle auparavant, pour faire rééditer ses oeuvres. Huss laissait une place au salut par les oeuvres. Son mouvement avait été sinon anéanti, du moins circonscrit et marginalisé après de longues luttes.

Celui de Luther s'est répandu très vite, pas toujours sous sa forme originelle il est vrai, en moins d'une génération, sur des peuples entiers. Et ces peuples se sont retrouvés bien souvent à la pointe de ce qu'il est convenu d'appeler la civilisation. La seule autre religion à avoir auparavant accompli cette double performance est l'Islam, dont le discours sur la mort est très proche. Les autres religions ont toutes eu besoin d'une période d'incubation, si l'on ose dire, nettement plus longue (en général, plusieurs siècles).
 
 

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DU COTÉ DE L'ISLAM

 

L'Islam a sur la question une conception simple. Celui qui meurt musulman va au paradis, celui qui ne meurt pas musulman va en enfer. Avec des dérogations possibles pour les "Gens du Livre" (Chrétiens, Juifs, Zoroastriens, voire certains Hindouistes et Jaïnistes, etc.), qui peuvent également espérer le salut s'il se conforment à leur religion (mais ils n'en ont pas moins intérêt à se faire musulmans, tandis qu'il est interdit sous peine de mort aux Musulmans de se convertir à ces religions).

Pour se faire, formellement, musulman(e), il suffit de prononcer la profession de foi islamique ("Il n'y a de Dieu que Dieu et Mohammed est l'envoyé de Dieu"). Donc, contrairement au Christianisme, cela ne dépend strictement que de la volonté de l'intéressé(e).

Le "salut par les oeuvres" n'est pas exclu, l'oeuvre la plus méritoire étant pour beaucoup, et aujourd'hui encore, de se faire tuer pour la religion. Il a même été spécifié qu'un "chahid", un martyr pour la défense de l'Islam, possédera au Paradis le droit d'intercéder pour les personnes qui lui sont chères. Ce privilège, un seul non-martyr en bénéficie, le Prophète lui-même, mort de maladie. Mais la charité n'est pas négligée. Analogie donc avec le Catholicisme.

Mais il est dit aussi, comme avec le Protestantisme, que c'est la volonté de Dieu qui décide. Et il paraît que pour le Prophète la révélation en fut particulièrement douloureuse... ce qui tendrait à prouver sa sincérité.

Cela tourne autour de son oncle Abou Talib. Ce dernier, devenu vieux, était très lié à son neveu qu'il avait recueilli enfant (Abdallah, père du Prophète et frère d'Abou Talib, était mort juste après la naissance de son fils). Et il protégeait activement et efficacement sa nouvelle religion, au point d'encourir la disgrâce de ses concitoyens, et de subir un véritable boycott avant la lettre. Mais alors qu'il encourageait les autres à se convertir, alors que ses fils Djafar et Ali (le futur calife) l'avaient fait depuis longtemps, il se refusa, littéralement jusqu'à son dernier souffle, à franchir le pas décisif et à prononcer la Chahada. Car à l'annonce de la dernière maladie de son oncle, Mohammed ne quitta plus son chevet et ne cessa de le supplier, en vain.

Allait-on considérer que les services rendus, parfois héroïquement, valaient une conversion ? Non, et Mohammed, accablé de chagrin, estima que son oncle grillait en enfer, et Ali, en sa qualité de fils, fut le seul Musulman à suivre jusqu'au bout l'enterrement du païen (Djafar se trouvait en Ethiopie, pour le service de l'Islam).

C'est alors que fut révélé le verset : "Ce n'est pas toi qui dirigeras ceux que tu voudras, c'est Dieu qui dirige ceux qu'il lui plaît ; il connaît mieux que personne ceux qui suivent la bonne voie..." (Coran, XXVIII, 56). Luther n'a pas vraiment dit autre chose.
 
 

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LA TORTUE BORGNE 

 

Cette parabole représente une tentative remarquable pour rendre plus autogène, donc plus vigoureuse et plus forte que ses rivales, une doctrine réincarnationniste. Elle se trouve dans le Sûtra du Lotus, chapitre 27, et c'est l'intrépide moine Nichiren (voir ici) qui l'invoque. Nous l'extrayons de "Troisième civilisation", la revue de la Nichiren Shoshu française, de juillet 1987. L'article commence ainsi : "Imaginez, par une chaude journée d'été, une mer bleue et quelques grands nuages blancs dans le ciel. Des jeunes gens font du surf : en équilibre sur une planche, ils glissent à la surface de l'eau au rythme des vagues. Mais, avant d'en arriver là, il leur a fallu apprendre à se tenir en équilibre sur cette planche (...) Imaginez alors la difficulté pour une tortue à se hisser sur un morceau de bois flottant à la surface de l'océan. Une tortue borgne, de surcroît !"

Ce malheureux reptile "n'a ni pattes ni nageoires. Son ventre est aussi brûlant que du fer chauffé à blanc, sa carapace aussi froide que les montagne neigeuses. Cette tortue n'aspire qu'à une chose - jour et nuit, soir et matin, elle n'a qu'un seul désir qui la hante à tout moment - rafraîchir son ventre et réchauffer sa carapace..."

Ce n'est pas que ce soit impossible, mais enfin, il lui faudrait se hisser sur planche de bois de santal (plutôt rare), et pour cela remonter à la surface, ce qui ne lui est permis qu'une fois tous les mille ans. Et même alors, la probabilité de trouver une pièce de bois qui convienne, de pouvoir l'approcher et s'y accrocher, est quasi-nulle.

Moralité : "D'autres bois flottants, comme du pin ou du cyprès, sont faciles à trouver, mais pas un morceau de bois de santal. Cela illustre qu'il est facile de rencontrer tous les autres sûtras mais difficile de rencontrer le Sûtra du Lotus. Et même si la tortue trouvait un bout de bois de santal flottant, en trouver un percé d'un trou convenable est encore plus difficile. Cela signifie que même si l'on rencontre le Sûtra du Lotus, il est rare pouvoir réciter les cinq caractères de Nam Myoho Renge Kyo qui en sont le coeur (...)"

En d'autres termes, si on laisse passer la chance, on risque de se réincarner d'innombrables fois où on ne voudrait pas...

Toutefois, remarquons que le très autogène Sûtra du Lotus contient aussi ce qu'il faut pour dépasser l'autogène. Dans plusieurs paraboles il met en scène un homme suprêmement sage et plein de compassion qui, pour assurer le salut de personnes placées sous sa responsabilité, leur dit tout bonnement des mensonges. Exemple : un homme trouve sa maison en flammes et ses nombreux enfants à l'intérieur, insouciants du danger. Il n'a pas le temps de les sortir tous du brasier, il ne réussit pas à les convaincre du péril. Alors, il leur annonce qu'il vient de leur apporter de nouveaux et formidables jouets, et ainsi tous se précipitent et sont sauvés.

Pourquoi ne pas appliquer ce texte à lui-même, en faire une lecture réflexive, et considérer que ses aspects autogènes ne sont que des soutiens provisoires ? D'autres textes bouddhistes affirment encore plus nettement que l'enseignement de Bouddha est un radeau, et qu'il faut le laisser quand on a atteint l'autre rive. Et on peut appliquer la même grille de lecture au Coran, à la Bible, au Tao Té King, etc.
 
 

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DISCOURS CATHOLIQUE SUR LA MORT APRES 1965

 

En 1965, il s'est produit un événement capital, un véritable tournant dans l'histoire de l'Eglise catholique, et à travers elle de l'humanité. L'Église a renoncé, d'elle-même, solennellement, à un élément essentiel de son pouvoir ! Bien sûr, cet élément s'était affaibli au long des siècles. Bien sûr il fallait adopter une attitude moins arrogante, plus conciliante, envers les autres religions. Bien sûr il arrive depuis au Catholicisme, comme au roi Lear, de soupirer après son pouvoir perdu.

Mais des procès d'intention, on peut toujours en faire. C'est le seul cas dans l'Histoire où une institution aussi forte, aussi figée, a procédé aussi formellement à une telle révision déchirante, à un abandon aussi radical de ce qui rendait son message autogène.

Voyons le texte : "... Car ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l'Evangile du Christ et son Eglise, et cependant cherchent Dieu d'un coeur sincère, et s'efforcent, sous l'influence de la grâce, d'accomplir dans leurs oeuvres la volonté de Dieu telle qu'ils la connaissent par la dictée de leur conscience, ceux-là peuvent obtenir le salut éternel. La divine Providence ne refuse pas les secours nécessaires pour leur salut à ceux qui, sans faute de leur part, ne sont pas encore parvenus à une connaissance explicite de Dieu, et s'efforcent, non sans le secours de la grâce, de mener une vie droite..."

(Actes du Concile Vatican II, Cerf, 1969)

On pourrait penser, au vu de ce texte, que la révolution n'est que relative. On ne renie pas formellement l'ancienne conception, et on laisse assez de restrictions pour ne pas trop désorienter les personnes qui éprouvent le besoin de s'y raccrocher. Car enfin, que signifient "sans faute de leur part" ou "non sans le secours de la grâce" ? Et qui en décide ?

Mais en pratique, la déstabilisation a bien eu lieu. Et d'autant que l'on n'ose plus guère brandir les flammes d'un enfer qui a trop servi à trop de basses besognes. Le paradis est désormais défini comme l'union avec Dieu, et l'enfer comme le refus de Dieu. Pas très mobilisateur. L'Eglise catholique, indépendamment des valeurs qu'elle continue à défendre, a-t-elle gagné en assurance et en dynamisme depuis 1965 ? Question pas simple. En termes quantitatifs, vocations et pratique religieuses, pour citer les deux indicateurs préférés de l'Église elle-même, elle a reculé, et de beaucoup, et pas seulement en Europe occidentale. En terme d'influence, par contre, c'est depuis 1965 que les papes sont invités à parler à la tribune de l'ONU.

Mais pour répondre, il faudrait savoir ce qui serait advenu si elle s'était cramponnée contre vents et marées à l'ancien dogme. L'exemple de l'URSS montre qu'un discours autogène n'est pas une garantie de pérennité.

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